1.1 Généralités

  •   Eigrp supporte :
  •   une convergence rapide par l’utilisation de DUAL. Un routeur qui tourne EIGRP conserve des backup routes de telle façon à les utiliser rapidement en cas de besoin. Si le routeur EIGRP ne possède aucune route pour une destination, il questionne ses voisins pour en découvriri une. Ces requêtes sont envoyées jusqu’à obtention de la bonne réponse.
  •  une bandwidth réduite, EIGRP n’envoie pas d’updates périodiques mais des updates partiels lors d’un changement de path d’une route ou lors d’un changement de métrique. Quand un changement intervient DUAL envoie un update à propos de ce lien uniquement. De plus cette mise à jour n’est envoyée qu’aux routeurs concernés (à l’opposé des protocoles linl-state qui floodent les changements sur le réseau)
  •  de multiples network-layer protocoles, EIGRP support Apple talk, IP, NetWare au travers de protocoles-dependant modules PDM.
  • 1.1.1. Les caractéristiques d’EIGRP

    1.1.2. Les avantages d’EIGRP

    EIGRP utilse le protocol number 88
    EIGRP supporte différentes topologies :

    1.1.3. EIGRP et l’adressage

    1.1.4. EIGRP et la summarization

    1.2. La terminologie EIGRP

    neighbor table : Chaque routeur EIGRP maintient une table qui liste tous les routeurs voisins en établissant une relation bidirectionnelle. Il existe une table pour chaque protocole supporté.
    topology table : Chaque routeur EIGRP maintient une table de topolgie pour chaque protocole configuré. Cette table comprend les entrées de routes pour chaque destination apprise.
    routing table : EIGRP choisît sa meilleure route successive pour une destination depuis la table de topologie. Le routeur maintient une table de routage par protocole.
    successor : Une route prélevée dans la table de routage pour joindre une destination est considérée comm la successor route. Les successors sont les entrées conservées dans la table de routage.
    feasible successor : Les backup routes sont selectionnées dans le même temps que les successors sont identifiées. Ces feasible successor route sont conservées dans la table de topologie. de nombreuses feasible successors peuvent être conservées.

    1.3. Les tables EIGRP

    EIGRP est composé de 3 tables par type de protocole (IP-IPX-Appletalk)

    1.4. Les paquets EIGRP

    Hello : établissent les relation de bon voisinage (neighborship)
    Update : envoi d’informations de routage sur un routeur qui a convergé . Ce sont des paquets de type multicast qui sont envoyés à la découverte d’une nouvelle route ou quand une convergance est réalisée (et que la route est passive). Ce sont aussi des paquets de type unicast quand le routeur démarre dans le but de synchronisé sa topology table.
    Query : demande auprès des voisins pour acquérir une route.
    Reply : la réponse d’un query
    ACK : l’acknowledgement d’un paquet de type HELLO, d’un query ou d’un reply.

    1.5. Les relations de neighborship

    Une relation d’adjacency est établie au démarrage d’un routeur quand celui-ci après avoir envoyé des hello packets multicast, reçoit en retour une réponse de ce qui deviendra son voisin (neighbor), ce qui est le cas à condition que l’AS soit le même pour les interfaces des routeurs qui communiquent.
    Par défaut, les hellos sont envoyés toutes les 5 sec. sur un LAN.
    La découverte de routeurs sur EIGRP se fait de manière dynamique.
    Une table est crée qui indique par quelle interface un (autre) routeur est connu (par un attachement direct), ainsi que son adresse. De plus un timer est démarré pour le hold time (le temps au delà duquel sans réponse du routeur, il sera considéré comme down)
    Sur des liens lents tels que des multipoint serial interfaces, les hellos sont envoyés toutes les 60 sec..
    Au delà du hold time, si aucun paquet n’est entendu, le neighbor est retiré de la table du routeur. Cela permet aux routes de converger si une route feasible est disponible.
    La fréquence d’envoi de hello packets se nomme le hello interval et peut être ajusté à l’aide de la commande ip eigrp hello-interval par interfaces.
    Le hold time est la période au delà de laquelle un neighbor est considéré comme down et par défaut il est égal à 3 envois de hellos (15 sec. et 180 sec. par défaut). Le hold time s’ajuste manuellement.
    EIGRP forme des neighbors même si les times hold time et hello time ne correspondent pas.
    EIGRP forme ses paquets source à partir de l’adresse primaire de l’interface.
    EIGRP ne forme pas de neighbor si les K-values ne correspondent pas.
    EIGRP ne forme de neighbor si les n° d’AS ne correspondent pas.
    Qu’est ce que la table de neighbor ?
    router# show ip eigrp neighbors
    IP-EIGRP neighbors for process 400
    H Adrress   Interface    Hold   Uptime    SRTT   RTO    Q    Seq

    1 172.68.2.2  To0        13   02:15:30  8  200  0    9
    0 172.68.16.2   Se1       10 02:38:29    29    200   0    6

    EIGRP envoie des hellos packets qui permettent la découverte des voisins et l’échange de route update. Seuls les routeurs adjacents peuvent échanger des informations. Chaque routeur construit sa table de voisins EIGRP qui font tourner les même protocoles (network-layer protocol).
    Cette table comporte :

    1.6. EIGRP et la fiabilité

    Les paquets EIGRP reliable (fiabilisé), sont des paquets qui nécessitent un acknowledgement :

    Les paquets EIGRP unreliable sont des paquets qui ne nécessitent pas explicitement un acknowledgement.
    RTP Reliable Transport Protocol est responsable de la garantie de délivrance de certains paquets à l’ensemble des voisins.
    RTP supporte un mélange d’adressage unicast et multicast.
    Sur certains réseaux qui possèdent de bonnes disposition au multicast (multiaccess) tel qu’ethenet par ex. il n’est pas nécessaire d’envoyer en multicast des hellos packets reliable à l’ensemble des voisins. Pour cette raison EIGRP envoie un simple paquet multicast qui contient un indicateur au recpteur qu’il n’est pas nécessaire de renvoyer un acquittement. D’autres types de paquets tels que les updates indiquent dans le paquet que l’acquittement est nécessaire.

    Tous les paquets qui comportent des indications quant au routage (update, query et reply) doivent être envoyés de manière reliable, puisqu’envoyés non régulièrement. L’assignation d’un n° de séquence à chaque reliable packet et le fait de requérir en retour un ecknowledgement explicite pour cette séquence procure la notion de fiabilité.
    Le routeur conserve une liste de neighbors ainsi qu’une liste de retransmission pour chaque neighbor.
    Chaque paquet reliable (update, reply, query) est retransmis quand lils ne sont pas acknowledgés.
    La relation de neighbor est resetée quand la limite de rééssai (retry limit) = 16 pour les paquets reliable est atteinte.
    EIGRP possède une fenêtre de transport d’une taille de 1 (stop and wait mécanisme).

    La solution consiste à renvoyer au neighbor lent un nonacknowledged multicast packet sous forme de unicast.

    1.7. La découverte initiale de la route

    Le routeur A démarre dans le réseau.
    Il envoie des hellos packets à partir de toutes ses interfaces.
    Le routeur B qui vient de recevoir les hellos packet de A, lui renvoie l’ensemble de sa table de routage au travers d’un update. B renvoie cet update à partir de toutes ses interfaces ormis celles à partir de laquelle il a appris la route pour cause de split horizon.
    Le routeur B ne répond pas au routeur A par un hello packet, mais par un update qui va établir une relation bidirectionnelle. De plus, cet update contient l’init bit positionné, ce qui signifie qu’on est en phase d’initialisation.
    Un update contient les informations sur les routes qu’un neighbor connaît en incluant les métriques que le neighbor affecte à chaque destination.
    Le routeur A répond très poliment par un ack. indiquant qu’il a bien reçu l’update.
    Le routeur A assimile tous les updates dans sa table de topologie. La table de topologie inclue toutes les destinations annoncées par les voisins directs (adjaçants). Cette table liste chaque destination associée avec un neighbor qui permet de l’atteindre ainsi qu’avec les métriques associés.
    Puis le routeur A échange ses updates packets avec chacun de ses neighbors.
    A la réception de ces paquets, chaque routeur renvoie un ack. à A.
    Quand tous les updates sont reçus, le routeur est prêt pour choisir la route primaire et backup à partir de sa topology table.

    1.8. La sélectionde la route

    EIGRP utilise un métrique composite pour sélectionner la meilleure route.
    EIGRP sélectionne les routes primaires et de backup dans sa topology table (jusuq’à 6 par destination).
    Les routes primaires sont placées dans la table de routage.
    Tout comme OSPF, EIGRP supporte de nombreux types de routes différents : internal, external et des ummary-routes.
    Eigrp utilise le même métrique composite qu’IGRP, à l’exception qu’il est multiplié par 256.

    Le métrique est basé sur 5 critères :

    EIGRP utilise l’algorithme DUAL pour calculer la meilleure route, c’est lui qui est en charge de déterminer la meilleure route et de s’assurer que la topologie est sans boucles.
    Metrique : [K1xBW+(K2xBW)/(256-load)+K3xdelay]x[K5/(reliability+K4)]
    avec delay= la somme de tous les délais le long du chemin delay=[delay in 10s of microseconds]x256.
    BW=[10000000/(bandwidth in Kbps)]x256
    Par défaut, métrique=BW+délay
    par défaut, K1=BW, K2=load, K3=delay, K4=reliability, K5=MTU
    Les K sont des valeurs transportées dans les hellos packets. La non correspondance des valeus de K peut faire resetté un neighbor. Changer ces valeurs peuvent faire en sorte que le réseau ne converge pas.
    Certaines de ces valeurs telles que delay et bandwidth peuvent être différentes de celles qui sont visualisées dans un show interface. Pour EIGRP, le délai est la somme des délais dans un chemin en microsecondesx256. De même pour EIGRP la BW est calculée sur base de la bandwith la plus petite sur l’ensemble du chemin, exprimée en Kbps. Cette valeur est divisée en 10exp7 puis est multipliée par 256.
    Le métrique d’EIGRP est basé sur une valeur de 32 bits contre 24 pour IGRP, ce qui permet une granulation plus fine lors du calcul du feasible successor route.
    Quand on intègre IGRP dans un domaine EIGRP, il suffit de multiplier le métrique IGRP par 256.

    1.9. EIGRP DUAL

    Diffusing Update Algorithm. Cet algorithme traque toutes les routes annoncées par le voisins. DUAL utilise les informations de distance, les métriques pour établir une topologie sans boucles. La route au coût le plus bas est calculée en ajoutant le coût du next-hop routeur à la destination qui se nomme AD (Advertise Distance), au coût entre le routeur local et le next-hop. Le coût total se nomme la feasible distance (FD).
    Un successeur est le routeur voisin au travers duquel seront envoyés les paquets et qui possède le coût le plus bas pour la destination et qui ne fait pas partie d’aucune boucle.
    De multiples succesors peuvent exister si ils ont la même feasible distance et utilisent différents next-hop. Tous les successors sont ajoutés à la table de routage.
    Le next-hop routeur pour le chemin de backup se nomme le feasible successor. Pour qualifier un feasible successor, un next-hop router doit avoir une advertise distance plus petite que la feasible distance du successeur courant sur la route.
    Si la la route du successor n’est plus valide, et que par ailleur il existe un feasible successor valide, ce successor remplace le 1° dans la table de routage sans qu’il y ait besoin de recalculer la table de routage.
    Plus d’un feasible successor peut exister à tous moments.
    Quand il n’y a pas de feasible successors mais qu’il existe des voisins qui avertissent de la destination, un recalcul de la table est nécessaire. Ce process détermine un nouveau successor. Le temp de recalculde la route affecte le temps de convergence.
     Résumé : Les routeurs choisissnt les routes que parmi celles dont le métrique est le meilleur, AD < FD. Si je suis routeur, je ne considère que les routes dont le métrique est meilleur que le mien, le mien c’est FD les autres c’est AD.

    Router C

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via B

    3

    1

    (successor)

    via D

    4

    2

    (fs)

    via E

    4

    3

    FD=Feasible Distance, la somme de tous les coûts pour joindre le réseau la destination (a). La meilleure route dans ce cas est 3, via B.
    AD=Administrative Distance, le cost path du link annoncé par le neighbor.

    Router D

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    2

    (fd)

    via E

    2

    1

    (successor)

    via C

    5

    3

    Router E

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via D

    3

    2

    (fsuccessor)

    via C

    4

    3

    EIGRP utilise split-horizon. Dans cet exemple le routeur E ne passe pas sa route vers (a) au routeur D parce qu’il apprend la route (a) depuis D et que split-horizon interdit de mettre à jour depuis l’endroit dont on a appris la route.

    Router C

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via B

    3

    1

    (successor)

    via D

    4

    2

    (fs)

    via E

    4

    3

    Router D

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    2

    (fd)

    via E

    2

    1

    (successor)

    via C

    5

    3

    Router E

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via D

    3

    2

    (fsuccessor)

    via C

    4

    3

    Router C

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via B

    3

    1

    (successor)

    via D

    via E

    4

    3

    Router D

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    **ACTIVE**

    -1

    (fd)

    via E

    (q)

    via C

    5

    3

    (q)

    Router E

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via D

    3

    2

    (fsuccessor)

    via C

    4

    3

    Routeur D :

    Routeur E :

    Les réponses (quel suspens …)

    Routeur D :

    Routeur E :

    C répond et …

    Routeur D

    Routeur E :

    E renvoie la réponse à D …

    Routeur D :

    Et finalement …

    Routeur D :

    Le réseau est stable et convergé.

    Router C

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    3

    (fd)

    via B

    3

    1

    (successor)

    via D

    via E

    Router D

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    5

    (fd)

    via E

    5

    4

    (successor)

    via C

    5

    3

    (successor)

    Router E

    route vers (a)

    FD

    AD

    Topologie

    4

    (fd)

    via D

    via C

    4

    3

    (successor)

    1.10. La configuration d’EIGRP

    1. activer EIGRP et définit l’autonomous system
    router(config)# router eigrp <autonomous-system-number>
    2. Indiquer quels sont les réseaux qui participent à EIGRP pour l’autonomous system
    router(config-router)# network network-number  è network-number détermine quele interface participe à EIGRP et quels sont les réseaux qui sont avertis par EIGRP.
    3. définir la BW des liens, spécialement dans l’utilisation de liens série tels que Frame Relay ou Switch Multimegabit Data Service (SMDS). La définition de la BW sert aux updates de routage de ce lien. La BW par défaut est est celle d’un lien T1. Si le lien est plus lent, le routeur pourra ne pas converger ou on pourrait perdre des updates de routage.
    router(config-if)# bandwidth kilobits
    — >
    dans le cas de liens série tels que ppp ou hdlc il convient d’afecter une valeur égale à celle du CIR (Commit Interface Rate) et dans le cas de liaisons multipoint, il convient de fixer la valeur égale à la somme de tous les CIRs.

    1.10.1. La summarization automatique

    La summerization est automatique. Dans un réseau qui n’est pas hiérarchique il convient de la désactiver.
    La summerization s’effectue à la classe de réseau (major network boudaries) tout comme un protocole de routage de type distance vector. De plus la summarization au niveau de la classe permet la réduction de la table de routage.
    Les protocoles de routage Cisco de type distance vector font tous de la summerization en automatique.
    router(router-config)# no auto-summary —> arrêt de la summarization automatique

    1.10.2. La summerization manuelle

    La summerization manuelle est configurable par interface et ceci sur chaque routeur du réseau.
    Quand la summerization est configurée sur une interface, le routeur créé immédiatement une route pointant sur Null0 pour prévenir de la formation de boucles. Cette interface est une interface directement connectée de type software, ainsi le traffic ne peut être envoyé sur une autre interface à moins de trouver une route plus spécifique (longer match) qui contient la route agrégée.
    Quand la dernière route spécifique d’une route summarizée s’en va, la summerization est éffacée.
    Le métrique minimum d’une route spécifique est utilisé comme métrique de la route summarizée.
    (config-router)# no auto-summary —> supprime l’autosumerization des process EIGRP
    (config-if)# ip summary-address eigrp [as-number] [address] [mask] ècréé l’adresse summarizée qui sera générée à partir de ctte interface.
    router(config-if)# ip summary-address eigrp [as-number] [address] [mask]

    1.10.3. La summarization de routes

    Dans notre exemple les routeurs A et B ont la summarization automatique coupée.
    Par contre on affecte une summarization manuelle au niveau de l’inteface du routeur C.
    Cette summarization représente l’ensemble des subnets présents de l’autre côté du réseau10.0.0.0.
    De ce fait l’interface S0 va propager ces subnets pour le reste du monde.

    1.10.4. EIGRP et le load balancing

    EIGRP réalise de l’equal-cost load balancing et supporte jusqu’à 6 entrées pour la même destination.
    Le nombre d’entrées est configurable, le défaut est 4 entrées.
    L’algorithme de load balancing utilise à la fois les paramètres de rapidité de ligne ainsi que de fiabilité. Le load balancing permet d’augmenter l’utilisation effective de la bandwidth.
    Chez Cisco le load balancing sur les equal cost paths est activé par défaut, il est basé sur la notion de paquets. Quand les paquets sont fast switchés, le load balancing sur equal cost se fait sur base de la destination.
    Pour réaliser les tests, le fait d’envoyer des pings vers les interfaces de routeurs sur lesquelles sont activées le load balancing, ne sera peut être pas efficient. En effet ces paquets seront switchés et non pas fast-switchés et peuvent donc donner des résultats éronnés.

    1.10.5. Unequal lad balancing

    EIGRP permet le load balancing sur des paths inégaux (unequal) par la commande variance.
    Variance permet au routeur d’inclure des routes avec un métrique plus petit par le biais d’un coefficient multiplicateur.
    La variance est un compris entre 1 et 128 (1 est égal à l’equal cost load balancing).
    Le coefficient multiplicateur définit la plage de métriques acceptables.

    Dans cet exemple le routeur E choisit le routeur C pour gagner le réseau z puisque la feasible distance est de 20 (10+10).
    Avec une variance de 2, le routeur E choisira toutes les routes possédant un coefficient multiplicateur de 2 soit 40 max. Ainsi le routeur E pourra choisir la routes passant par B pour gagner le réseau z (20+10)<(2x[FD])
    Le routeur D ne sera pas utilisé pour aller au réseau z puisuqe le cost total du path est supériueur à 2 fois le cost initilal : (20+25)>(2x[10+10])

    1.10.6. La configuration d’un lien wan :

    EIGRP supporte différents types de liens wan :

    Les configurations d’eigrp doivent contenir :

    1.10.7. L’utilisation de la bandwidth

    (config-if)# ip bandwidth-percent eigrp as-number [nnn%]
    Spécifie quel est le pourcentage de bandwidth que les paquets EIGRP utiliseront sur cette interface.
    Par défaut EIGRP utilise 50 pourcent de la bandwidth d’une interface ou sous-interface. La paramètre de référence est bandwidth que l’on a donné à l’interface.
    interface serial0
    bandwidth 20
    ip bandwidth-percent eigrp 1 200

    Dans cet exemple, EIGRP utilise 400Kbps soit 200 % de la bandwidth de l’interface. Il convient d’être sur que la ligne puisse supporter ce trafic.
    rappel : Si la commande bandwidth n’est pas spécifiée, EIGRP considère qu’il s’agit d’un lien T1 (1,5Mbps).
    Il est donc important d’indiquer la bandwidth précise sur l’interface ou sur la sous insterface. DAns le cas d’une connexion de type Frame Relay il convient de renseigner le CIR comme bandwidth.
    Dans le cas de la configuration d’EIGRP sur des sous-interfaces il faut prendre en considération que la bandwidth globale est splittée sur l’ensemble des sous-interfaces.
    Dans le cas d’interface multipoints il se peut que certains liens utilisent un CIR différent. Dans ce cas il faudra utiliser une configuration hybride qui intègre les caractéristique de liaisons point à point sur des liaisons multipoint. Il convient dans ce cas de configurer le paramètre bandwidth comme représentant le CIR le plus petit. Cette approche n’utilise pas pleinement la bande passante, mais s’assure que les liens les plus faibles ne seront pas surchargés. On configure donc la bandwdth manuellment : lowest CIRxnumber of PVCs
    Les exemples qui suivent représentent une topologie de type hub and spoke, typique d’un réseau Frame-Relay.

    1.10.8. Configuration pure multipoints

    Dans cet exemple toutes les interfaces se partagent la bande passante globale de 224 Kbps allouée à l’interface Serial 0. Chaque CIR étant égal à 56 Kbps, la solution est élégante.

    1.10.9. Configuration multipoint hybride

    Une configuration de type hub and spoke est souvent utilisée sur un réseau Frame Relay oversubscribed.
    Dans notre exemple le réseau Frame-Relay est constitué de 10 liens de 56 Kbps qui sont connectés au lien central à 256 Kbps.
    La Bandwidth de chaque lien à été fixé à 25 Kbps, ce qui représente la BW totale (256) divisée par le nombre de liens (10)
    Par défaut EIGRP est configuré pour utiliser 50% de la bandwith, hors la BW est fixée à 25 Kbps pour chaque lien. Pour y remédier, on peut fixer un quotat d’utilisation égal à 110% de la BW ce qui nous ramène à 25x110% soit 27,5 Kbps. Il est à noter que cette valeur correspond au ratio 50/50 du CIR de chaque circuit, ce qui correspond d’avantage à la seule valeur de BW fixée arbitrairement.

    1.10.10. EIGRP au travers de larges réseaux

    EIGRP n’est pas plug and play pour les réseaux larges.
    Le montant des informations échangées entre neighbors : Si plus d’informations que nécessaire sont passées pour que le routage fonctionne proprement, EIGRP aura du mal à notifier les changements du réseau.
    Le nombre de routeurs : quand un changement dans le réseau intervient, les ressources consommées par EIGRP sont directement proportionelles au nombre de routeurs.
    La profondeur de la topologie : la situation où l’information doit être propagée au travers de nobreus hops pour que convergance il y ait.
    Un nombre important de paths altrenatifs : Un réseau doit posséder des chemins alternatifs afin de réduire les single point of failures (POF), cependant trop de complexité peut créer des soucis de convergance d’EIGRP.

    1.10.11. Query process

    Les queries sont envoyés quand une route est perdue et qu’aucun feasible successor n’est disponible.
    Ce process est connu sous le nom "going active on a route".
    Un query est alors floodé à l’ensemble des voisins pour déterminer un chemin alternatif. Si les voisins répondent qu’il n’en n’ont pas, y compris depuis l’interface à partir de laquelle cette route a été apprise.
    Les voisins répondent avec une route alternative si ils en connaissent une. Dans l’autre cas ils génèrent eux-même un query à destination de leurs propres voisins. Ainsi le query se verra propager à travers l’entièreté du réseau tant qu’aucune réponse valide ne sera apportée. Dès lors qu’une route est trouvée, le process de query dans la branche de réseau considérée cesse immédiatement mais le query peut continuer de se propager au travers d’autres portions du réseau.
    Le routeur doit attendre l’ensemble des réponses avant de calculer l’information de successeur.
    Si l’ensemble des routeurs ne répondent pas dans les 3 minutes, cette route passe en "stuck-in-active" et le routeur reset les neighbors qui n’ont pas pu répondre.
    Une solution pour éviter les états "stuck-in-active" est de limiter les query range connus également sous le nom de query scope.
     ! Les queries ne sont pas arrétes par les AS. En effet un query peut parvenir en bordure d’un AS et être transmis dans une autre AS si certains routeurs font de la redistribution.
    La meilleure solution consiste à implanter un bon plan d’adressage qui supporte la summarization. Ainsi on pourra réduire le range de query en utilisant la summarization.

    Les causes possible d’un SIA (Stuck-In-Active) :

    Il convient donc de limiter la taille des champs de queryies et d’updates.
    Il faut se poser la question suivante : qulles routes sont utilisées et quand ?
    Quand les besoins sont établis, il convient d’utiliser des summarization d’adresses ( ip summary-addresssur les interfaces de sortie) et d’utiliser des filtres.
    La summarization permet de réduire le scope (l’étendue) des queries en limitant la connaissance qu’un routeur possède à propos des subnets du réseau. Si un subnet tombe, les queries .Si un routeur filtre les updates EIGRP, il répondra aux queries à propos de ces updates avec une indication que la route n’est pas joignble (unreachable).

    1.10.12. La limite des updates

    Dans notre exemple, chaque routeur voit un chemin alternatif de la destination 10.1.8.0 en passanr par A.
    Mais A utilise des techniques pour masquer l’information. Quand le process de query démarre, chaque chemin reçoit un des chemins de convergance dupliqués dus au design introduisant une topologie redondante.
    Grâce à la commande ip summary-address eigrp 1 10.0.0.0 255.0.0.0 sur les interfaces de sortie des routeurs A et B, certaines des routes alternatives ne seront plus renvoyées aux routeurs diqtants. De cette manière, ces routeurs ne renverront plus de quaeries à proos de ces routes. Cette approche réduit le trafic de la convergance du à la topologie hautement redondante.
    La convergance est donc améliorée par l’utilisation de la commande ip summary-address. de cette façon les routeurs distants ne répondent que si ils sont interrogés et ne forwardent pas de queries.

    1.10.13. EIGRP et l’évolutivité

    EIGRP est un protocole très évolutif si le design a été réalise correctement.
    EIGRP peut être utilisé dans des environnements larges ou très larges.
     Comme dans tout envirnnement réseau et surtout comme dans tout environnement tcp-ip, l’un des fondamentaux est le bon design des adresses, de telle façon que l’on puisse sélectionner les adresses par blocs et permettre ainsi la summarization.
    De plus un bon design assigne une hérarchie en 2 voire 3 couches, avec des routeurs positionnés par fonction et non pas géographiquement.
    quelques exemples :

    Dans ce design les subnets n’ont pas été assignés avec dissernement. On trouve donc des ubnets de classes majeurs de part et d’autre du core network. La conséquence est que ce dispositif doit générer un nombre de routes trop important et que la summarization de route n’est pas possible. La conséquence de la conséquence est que le temps de convergance est allongé.

    Dans ce design chaque région possède son prpre bloc d’adresses. Ainsi une hiérarchie est possible à la frontière des blocs, ce qui permet l’utilisation de summarization, qui réduit le nombre de routes et qui diminure le temps de convergance.

    De plus les frontières de blocs agissent comme des filtres pour les changements qui interviennent dans le bloc.

    Ce design fait partie du modèle hiérarchique à plsieurs niveaux.
    Au niveau core, Les routes sont summarizées ce qui réduit les tables de routage au niveau des core routeurs. Les tables ainsi réduites permettent une sélection plus rapide des routes ce qui renforce le concept de high-speed switching core.
    Au niveau des offices régionnaux, la summarization permet une détermination plus rapide des routes entre les différentes régions.
    Au niveau des agences distantes, une allocation propres des ressources permet que le trafic local reste local sans qu’il y ait besoin de traverser de nombreus routeurs.
    D’autres points concernant l’évolutivité d’EIGRP
    Les routeurs et prinipalement les routeurs situés sur les points de convergance doivent être équipés de suffisamment de ressources mémoire.
    Les liens WAN doivent disposer de suffisamment de bande-passante pour tout le trafic y compris le trafic généré par EIGRP.
    La configuration de bandwidth doit être faite proprement afin de refléter et d’utiliser correctement les ressources d’EIGRP, spécialement dans le cas de Frame-Relay.

    1.10.14. les commandes de EIGRP

    router#show ip eigrp neighbors —> les voisins découverts par EIGRP
    IP – EIGRP Neighbor for process 200
    Address  Interface  Holdtime  Uptime Q  Seq  SRTT  RTO
      (secs)     (h :m :s) Count  Num    (ms)  (ms)

    10.0.1.1  Ethernet1    9  0:00:23  0    13     6  22
    10.0.2.2 Serial0  16  0:00:05  0    10     11  18
    10.0.3.1  Ethernet0  12  0:00:08  0    6     13  8

    EIGRP utilise la valeur de holdtime pour déterminer la validité de ses neighbors. Le hodtime est la temps audelà duquel un neighbor ne sera plus considéré comme valide. Quand un neighbor est considéré comme mort (dead), toutes les routes dont ce routeur était le successeur sont supprimées.
    Quand un routeur devient à nouveau actif, un nouvel échange de hellos packets à lieu pour réétablir leur neighbor relationship. La valeur par défaut du holdtime est de 15 sec. Cette valeur se change par interface par la commande ip hold-time eigrp.
    Uptime est la valeur à partir de laquelle le routeur à établit une neighbor relationship.
    SRTT pour Smooth Round Trip time est la durée exprimée en ms entre l’envoi par le routeur local du dernier update, et l’acknowledgement du neighbor. Cette valeur est utilisée par le routeur pour calculer la retransmission timeout (RTO)
    RTO est la durée en ms que le routeur attendra avant de reenvoyer des paquets d’update avec son neighbor.

    router# show ip eigrp topology —> visualise la table de topologie d’EIGRP
    router# show ip route eigrp —> visualise les entrées EIGRP dans la table de routage
    router# show ip protocols —> visualise les paramètres et l’état courant des protocoles actifs de routage.
    router# show ip eigrp traffic —> visualise le nombre de paquets EIGRP reçus et transmis
    router# debug eigrp packets —> visualise tous les types de paquets EIGRP reçus et transmis
    router# debug eigrp neighbors —> visualise les neighbors EIGRP
    router# debug ip eigrp —> visualise tous les avertissements et les changements faits dans la table de routage
    router# debug ip eigrp summary —> donne un bref rapport sur l’activité de routage d’EIGRP

    Publié le vendredi 10 novembre 2006
    par Jack Mielcarek

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